
La punition Arthur Dreyfus P.O.L.
Un dictaphone qui tourne en cachette pendant que le père hurle sa haine. Voilà comment naît ce livre, et voilà pourquoi on n’en sort pas indemne.

Un dictaphone qui tourne en cachette pendant que le père hurle sa haine. Voilà comment naît ce livre, et voilà pourquoi on n’en sort pas indemne.

Dans cette #journeeinternationaleduchat
Nous vous présentons la mascotte de notre site et notre Club de lecture – Curieux·euses.

Le prix Hors Concours, c’est une porte ouverte sur la richesse et la diversité de ce monde éditorial trop souvent invisibilisé.
Cette année, aux côtés d’Anne-Laure, Clara a mené pour la bibliothèque un travail d’une finesse et d’une exigence remarquables.

Emma retrouve les agendas de sa mère, déclenchant un retour vers son enfance à Mohammedia. Les souvenirs remontent par touches successives : les orangers, le jardin familial, le port, les jeux d’enfance, les années de pensionnat à Casablanca, mais aussi la quête d’amour d’une enfant face à une mère aussi fascinante qu’insaisissable. Peu à peu, l’écriture devient pour elle une manière de comprendre son histoire, de s’émanciper et d’habiter le monde.

Livre queer et intense, le roman avance dans une zone trouble : celle des désirs qui n’ont pas demandé la permission d’exister. Thierry Brunello observe ses personnages dans leurs élans, leurs retraits, leurs emballements, leurs lâchetés parfois, avec une attention presque tactile.

Mathilde Forget écrit l’amour comme une secousse intérieure. Une fièvre, oui, mais une fièvre indocile, impossible à prendre, impossible à contenir. Édith porte en elle une blessure ancienne, une inquiétude devenue presque une manière d’être au monde. Puis, dans un train de banlieue, une jeune femme aux cheveux bouclés apparaît, et tout se déplace. Le désir surgit, la joie aussi, mais avec eux cette angoisse de voir disparaître celle que l’on commence à aimer.

Avec Je suis drôle, David Foenkinos change de lumière. Le roman nous entraîne du côté du rire, de la scène, de cette vocation étrange qui consiste à vouloir provoquer chez les autres une joie immédiate. Mais très vite, derrière l’allégresse du trait, derrière les situations comiques, quelque chose de plus intime se dessine : le besoin d’être vu, reconnu, attendu, peut-être aimé.

Nous avons aimé la manière dont l’autrice attrape Casanova par les marges. Non pas l’icône figée, non pas le cliché du libertin triomphant, mais un homme mobile, contradictoire, traversé par son époque. Casanova devient alors le symptôme d’un monde qui vacille, entre Ancien Régime et modernité naissante.

Marseille, 1720. La peste referme ses mâchoires sur la cité. Les corps disparaissent, les familles se défont, les survivants ne savent plus très bien s’ils doivent sauver leur peau ou leur âme. Dans cette ville livrée à la peur, un enfant huron disparaît. Ailleurs, un homme prend la fuite vers les terres d’Amérique, emportant avec lui ce qu’on ne dépose jamais tout à fait : la faute, la perte, le remords.

Rêve d’une pomme acide avance comme une mémoire en éclats, entre l’Alsace et la Lorraine, dans une maison où les enfants voient plus qu’on ne croit, où les adultes taisent, contournent, déguisent, et où les héritages familiaux laissent des traces profondes.

Avec L’Élégance animale, Bertrand Prévost nous invite précisément à changer de focale. Il regarde les animaux par ce que l’on croit souvent secondaire : leurs lignes, leurs taches, leurs couleurs, leurs dessins, leurs parures, leurs intensités visibles. Tout ce qui, dans le vivant, apparaît avant même d’être expliqué. L’essai part d’une question simple en apparence, mais vertigineuse : que faire de cette beauté animale qui semble parfois excéder l’utilité ?

Édouard Leroy a rencontré Jennifer Lesieur au Festival du Livre de Paris pour parler de Les chambres noires de Lee Miller, un portrait plus qu’une biographie.