
Leviticus, film d’Adrian Chiarella, 2026
Leviticus est le premier long métrage de l’Australien Adrian Chiarella. Il a été présenté en section Midnight au Festival de Sundance en janvier 2026, où

Leviticus est le premier long métrage de l’Australien Adrian Chiarella. Il a été présenté en section Midnight au Festival de Sundance en janvier 2026, où

Samuel Dock revêt une combinaison de latex, un masque et nous entraîne avec lui sur le territoire de l’intime. Son récit alterne entre son enfance, son adolescence et sa vie d’adulte. Il raconte les violences, le corps, les désirs et les phantasmes.
Le fétichisme n’est pas une perversité comme certaines personnes voudraient le voir. Il « n’est pas une sexualité mais une manière d’être avec soi et avec les autres ».

Celle que vous vous apprêtez à lire est sans doute l’une de mes critiques littéraires les plus personnelles.
Parler de ce livre m’oblige à confronter deux expériences du désir, diamétralement opposées et pourtant l’une et l’autre légitimes.

Vers 2004, je fais mes études de sexologie. J’aime ce que j’apprends mais quelque chose me frustre profondément : l’enseignement reste très hétéronormatif. Les personnes LGBT+ sont presque absentes. Il y a quelques exceptions (je me souviens notamment d’un excellent cours du sociologue Patrick Pelège) mais, globalement, mon monde est peu représenté.
Et voilà que déboule, dans mes lectures personnelles, Anna Madrigal.

Belle, convoitée et admirée le soir, la journée, quotidien de Marie-Pierre Vancallement est lié aux interdictions, aux humiliations et aux regards d’une société qui refuse d’accorder la même liberté qu’aux autres. Être une femme trans dans les années 1950 – 1980 signifie vivre avec la peur d’être arrêtée, rejetée ou exclue. Avec Coccinelle, Bambi, Capucine, et toutes les autres, Fétiche compte parmi les premières femmes trans à prendre des hormones à une époque où les effets sur le corps sont peu connus. Elle côtoie artistes, hommes fortunés, ministres. Fétiche devient l’une des premières femmes trans à défiler pour le couturier Jacques Esterel.

Dans Comment survivre à votre fatigue de genre ?, Vincent Patigniez explore deux types de fatigue. La première, la fatigue de genre, vécue par les personnes minorisées confrontées aux stéréotypes, aux discriminations, mais aussi à la charge permanente d’explications et de justifications. La seconde, la gender fatigue, désigne la lassitude ressentie par celles et ceux qui considèrent que les questions de genre prennent trop de place dans le débat public.

Le narrateur, âgé de 25 ans dans le texte, raconte ce qui le conduit un jour à demander un internement en psychiatrie. Il raconte l’hôpital, les patients, la vie quotidienne, sa vie professionnelle et une adolescence qui l’ont conduit un jour à demander de l’aide, afin de ne pas renouveler le geste du suicide qu’il a déjà commis, physiquement, mais aussi moralement, poussé par la vie, et par des parents défaillants et toxiques.

Ce pays n’avait jamais manqué de prophètes de la fin. C’était même une spécialité locale, les diseurs de malheur à la pelle. En général, ils se trompaient, et ça finissait mal pour eux. Ce qui était nouveau, c’est que cette fois, ça semblait vrai.

Sur la passerelle d’embarquement pour Belgrade, 22 août 2026 Ce livre, dont la réédition est parue en avril, m’est arrivé tardivement suivant les mystères propres

Noah Truong écrit avec une poésie et une force qui ne peuvent pas laisser indifférent·es. Une langue vive, fragile, drôle parfois, politique toujours, qui approche le corps loin des évidences, comme une énigme à habiter.

J’ai rencontré Paul B. Preciado au Zimmer pour parler de N.O. Body. Ce n’est pas un secret : je voulais vraiment le rencontrer. Le mot

J’ai rencontré Ulysse Josselin au Zimmer pour parler de son premier roman, L’arène intérieure. Ce fut une grande joie d’apprendre qu’il en écrit déjà un