Queer

Fétiche par Fétiche, Marie-Pierre Vancallement, Éditions Atlande

Belle, convoitée et admirée le soir, la journée, quotidien de Marie-Pierre Vancallement est lié aux interdictions, aux humiliations et aux regards d’une société qui refuse d’accorder la même liberté qu’aux autres. Être une femme trans dans les années 1950 – 1980 signifie vivre avec la peur d’être arrêtée, rejetée ou exclue. Avec Coccinelle, Bambi, Capucine, et toutes les autres, Fétiche compte parmi les premières femmes trans à prendre des hormones à une époque où les effets sur le corps sont peu connus. Elle côtoie artistes, hommes fortunés, ministres. Fétiche devient l’une des premières femmes trans à défiler pour le couturier Jacques Esterel.

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Comment survivre à votre fatigue de genre ?, Vincent Patigniez, Éditions Double Ponctuation

Dans Comment survivre à votre fatigue de genre ?, Vincent Patigniez explore deux types de fatigue. La première, la fatigue de genre, vécue par les personnes minorisées confrontées aux stéréotypes, aux discriminations, mais aussi à la charge permanente d’explications et de justifications. La seconde, la gender fatigue, désigne la lassitude ressentie par celles et ceux qui considèrent que les questions de genre prennent trop de place dans le débat public.

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L’arène intérieure d’Ulysse Josselin, Philippe Rey

Le narrateur, âgé de 25 ans dans le texte, raconte ce qui le conduit un jour à demander un internement en psychiatrie. Il raconte l’hôpital, les patients, la vie quotidienne, sa vie professionnelle et une adolescence qui l’ont conduit un jour à demander de l’aide, afin de ne pas renouveler le geste du suicide qu’il a déjà commis, physiquement, mais aussi moralement, poussé par la vie, et par des parents défaillants et toxiques.

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Septentrionale, roman de Karim Kattan, Elyzad

Ce pays n’avait jamais manqué de prophètes de la fin. C’était même une spécialité locale, les diseurs de malheur à la pelle. En général, ils se trompaient, et ça finissait mal pour eux. Ce qui était nouveau, c’est que cette fois, ça semblait vrai.

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Tout ce que je dois à Anna Madrigal

Vers 2004, je fais mes études de sexologie. J’aime ce que j’apprends mais quelque chose me frustre profondément : l’enseignement reste très hétéronormatif. Les personnes LGBT+ sont presque absentes. Il y a quelques exceptions (je me souviens notamment d’un excellent cours du sociologue Patrick Pelège) mais, globalement, mon monde est peu représenté.

Et voilà que déboule, dans mes lectures personnelles, Anna Madrigal.

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