
Le 9 juin 1927, Victoria Claflin Woodhull Blood Martin, quatre-vingt-huit ans, annonce à son domestique, aujourd’hui, elle va mourir. Cet homme à tout faire, Ménélas Daisastre, Marseillais traumatisé par la Grande Guerre, va ameuter Miss Florence Nixon, la gouvernante qui vit comme lui au manoir de madame Woodhull Martin dans la campagne anglaise.
Un huis clos se dessine et les employés de madame Woodhull Martin cherchent à contrarier le destin de cette étrange dame qui fut une voyante réputée, une patronne de presse, une militante de la réforme du travail des droits des femmes et de la liberté sexuelle, ainsi que la première femme à se présenter à l’élection présidentielle étasunienne en 1872. Une dame qui a réellement existé. En effet, dans ce qui est son premier roman publié, Maxim Schwartz s’amuse à imaginer le dernier jour de cette femme exceptionnelle et l’émoi que provoque sa dernière prédiction. Un morceau d’humour fort agréable, agité par la disparition d’un perroquet qui devient messager du destin. Un texte qui promet de futures publications réjouissantes.
Chantal Pelletier
160 pages