Cette semaine, pas de live en intégralité. Juste quelques extraits de notre discussion sur JE de Lilia Hassaine, pour donner envie. Rendez-vous dimanche prochain à 19h sur Instagram, sur @horizonetinfini, pour les lives complets.

Un rappel, d’abord, de ce dont on a parlé. En 1847, Charlotte Brontë invente Bertha Mason, la femme enfermée au grenier de Thornfield, sans voix ni passé, juste un obstacle sur la route du bonheur de Jane. En 1966, Jean Rhys refuse ce silence. Elle lui rend un nom, Antoinette Cosway, et raconte enfin son enfance créole en Jamaïque dans La Prisonnière des Sargasses. Cette année, Lilia Hassaine referme la boucle. Avec JE, paru chez Gallimard. elle fait dialoguer les deux textes originaux avec sa propre voix, à la première personne.
Il y a un personnage qui traverse les trois livres sans jamais changer de nom : Rochester. Chez Brontë, c’est un héros ténébreux qu’on a presque envie d’excuser. Chez Rhys, on ne le nomme même pas. Chez Hassaine, on le regarde enfin en face, et ce qu’on voit n’a plus rien de romantique.