Tendre Maroc Emmanuelle de Boysson Calmann-Lévy

Emma retrouve les agendas de sa mère, déclenchant un retour vers son enfance à Mohammedia. Les souvenirs remontent par touches successives : les orangers, le jardin familial, le port, les jeux d’enfance, les années de pensionnat à Casablanca, mais aussi la quête d’amour d’une enfant face à une mère aussi fascinante qu’insaisissable. Peu à peu, l’écriture devient pour elle une manière de comprendre son histoire, de s’émanciper et d’habiter le monde.   Continue reading

Certaines fièvres échappent au mercure – Mathilde Forget – L’Iconoclaste

Mathilde Forget écrit l’amour comme une secousse intérieure. Une fièvre, oui, mais une fièvre indocile, impossible à prendre, impossible à contenir. Édith porte en elle une blessure ancienne, une inquiétude devenue presque une manière d’être au monde. Puis, dans un train de banlieue, une jeune femme aux cheveux bouclés apparaît, et tout se déplace. Le désir surgit, la joie aussi, mais avec eux cette angoisse de voir disparaître celle que l’on commence à aimer. Continue reading

Je suis drôle, David Foenkinos, Gallimard

Avec Je suis drôle, David Foenkinos change de lumière. Le roman nous entraîne du côté du rire, de la scène, de cette vocation étrange qui consiste à vouloir provoquer chez les autres une joie immédiate. Mais très vite, derrière l’allégresse du trait, derrière les situations comiques, quelque chose de plus intime se dessine : le besoin d’être vu, reconnu, attendu, peut-être aimé. Continue reading

Le Codicille des ombres, Olivier Sebban, Rivages

Marseille, 1720. La peste referme ses mâchoires sur la cité. Les corps disparaissent, les familles se défont, les survivants ne savent plus très bien s’ils doivent sauver leur peau ou leur âme. Dans cette ville livrée à la peur, un enfant huron disparaît. Ailleurs, un homme prend la fuite vers les terres d’Amérique, emportant avec lui ce qu’on ne dépose jamais tout à fait : la faute, la perte, le remords. Continue reading