
Marseille, 1720. La peste referme ses mâchoires sur la cité. Les corps disparaissent, les familles se défont, les survivants ne savent plus très bien s’ils doivent sauver leur peau ou leur âme. Dans cette ville livrée à la peur, un enfant huron disparaît. Ailleurs, un homme prend la fuite vers les terres d’Amérique, emportant avec lui ce qu’on ne dépose jamais tout à fait : la faute, la perte, le remords.

On croit connaître les licornes. On les a vues brodées, miniaturisées, parfumées, transformées en emblèmes. Puis arrive cette bande dessinée, et soudain l’animal redevient ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : une apparition troublante, une bête de légende, une force blanche dans un monde qui noircit.

Rêve d’une pomme acide avance comme une mémoire en éclats, entre l’Alsace et la Lorraine, dans une maison où les enfants voient plus qu’on ne croit, où les adultes taisent, contournent, déguisent, et où les héritages familiaux laissent des traces profondes.

Avec L’Élégance animale, Bertrand Prévost nous invite précisément à changer de focale. Il regarde les animaux par ce que l’on croit souvent secondaire : leurs lignes, leurs taches, leurs couleurs, leurs dessins, leurs parures, leurs intensités visibles. Tout ce qui, dans le vivant, apparaît avant même d’être expliqué. L’essai part d’une question simple en apparence, mais vertigineuse : que faire de cette beauté animale qui semble parfois excéder l’utilité ?

Édouard Leroy a rencontré Jennifer Lesieur au Festival du Livre de Paris pour parler de Les chambres noires de Lee Miller, un portrait plus qu’une biographie.

J’ai rencontré Melvin Mélissa au Standard pour parler de Une pieuvre au plafond, son premier roman publié chez Rivages. Le livre suit Sibylle, Simon et