
Avec Je suis drôle, David Foenkinos change de lumière. Le roman nous entraîne du côté du rire, de la scène, de cette vocation étrange qui consiste à vouloir provoquer chez les autres une joie immédiate. Mais très vite, derrière l’allégresse du trait, derrière les situations comiques, quelque chose de plus intime se dessine : le besoin d’être vu, reconnu, attendu, peut-être aimé.

On connaît la légende. La première femme à vivre de sa plume, le pantalon, le cigare, le nom d’homme. À force, on a un peu

Nous avons aimé la manière dont l’autrice attrape Casanova par les marges. Non pas l’icône figée, non pas le cliché du libertin triomphant, mais un homme mobile, contradictoire, traversé par son époque. Casanova devient alors le symptôme d’un monde qui vacille, entre Ancien Régime et modernité naissante.

Marseille, 1720. La peste referme ses mâchoires sur la cité. Les corps disparaissent, les familles se défont, les survivants ne savent plus très bien s’ils doivent sauver leur peau ou leur âme. Dans cette ville livrée à la peur, un enfant huron disparaît. Ailleurs, un homme prend la fuite vers les terres d’Amérique, emportant avec lui ce qu’on ne dépose jamais tout à fait : la faute, la perte, le remords.

On croit connaître les licornes. On les a vues brodées, miniaturisées, parfumées, transformées en emblèmes. Puis arrive cette bande dessinée, et soudain l’animal redevient ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : une apparition troublante, une bête de légende, une force blanche dans un monde qui noircit.

Rêve d’une pomme acide avance comme une mémoire en éclats, entre l’Alsace et la Lorraine, dans une maison où les enfants voient plus qu’on ne croit, où les adultes taisent, contournent, déguisent, et où les héritages familiaux laissent des traces profondes.