
Mazarine M. Pingeot écrit un texte sensible où la philosophie fait surgir un questionnement, une inquiétude. L’intelligence artificielle n’est pas observée comme un prodige technique, encore moins comme une menace de science-fiction. Elle apparaît dans ce qu’elle a de plus quotidien, donc de plus troublant : sa capacité à s’installer dans nos phrases, nos recherches, nos gestes intellectuels, nos réflexes de pensée. Ce n’est pas une vision du futur. C’est maintenant.

Livre queer et intense, le roman avance dans une zone trouble : celle des désirs qui n’ont pas demandé la permission d’exister. Thierry Brunello observe ses personnages dans leurs élans, leurs retraits, leurs emballements, leurs lâchetés parfois, avec une attention presque tactile.

Noah Truong écrit avec une poésie et une force qui ne peuvent pas laisser indifférent·es. Une langue vive, fragile, drôle parfois, politique toujours, qui approche le corps loin des évidences, comme une énigme à habiter.

Mathilde Forget écrit l’amour comme une secousse intérieure. Une fièvre, oui, mais une fièvre indocile, impossible à prendre, impossible à contenir. Édith porte en elle une blessure ancienne, une inquiétude devenue presque une manière d’être au monde. Puis, dans un train de banlieue, une jeune femme aux cheveux bouclés apparaît, et tout se déplace. Le désir surgit, la joie aussi, mais avec eux cette angoisse de voir disparaître celle que l’on commence à aimer.

le 12 juillet 2026, la France rendra hommage à Dreyfus pour la première fois, en commémorant sa réhabilitation. C’est le moment que nous avons choisi pour vous offrir l’intégralité de notre entretien avec @philco.nyc. Deux ans durant, il a vécu avec cette affaire, et il nous l’a racontée comme on confie une histoire qui ne vous quitte plus.

Avec Je suis drôle, David Foenkinos change de lumière. Le roman nous entraîne du côté du rire, de la scène, de cette vocation étrange qui consiste à vouloir provoquer chez les autres une joie immédiate. Mais très vite, derrière l’allégresse du trait, derrière les situations comiques, quelque chose de plus intime se dessine : le besoin d’être vu, reconnu, attendu, peut-être aimé.