Tout ce qui nous submerge

Date de parution ; 13/02/2019

Mot de l’éditeur :

« Nos lieux de naissance reviennent toujours. Ils sont notre moelle – ils sont inscrits en nous. Si on nous retournait la peau, leur carte apparaîtrait à l’envers de façon qu’on puisse toujours y revenir. Pourtant, incrusté à l’envers de ma peau, il n’y a ni canal, ni voie ferrée, ni bateau mais simplement : toi. »

Jusqu’à ses seize ans, Gretel a vécu avec sa mère, Sarah, sur une péniche le long des canaux de l’Oxfordshire. Puis un jour, Sarah a disparu.

Seize ans plus tard, un coup de fil vient raviver les questions qui n’ont jamais cessé de hanter Gretel : pourquoi Sarah l’a-t-elle abandonnée ? Qu’est devenu cet étrange garçon qui vivait avec elles ? Que s’est-il réellement passé sur la rivière ? Daisy Johnson signe ici une histoire de famille et d’identité, de langage et d’amour, qui frappe par la maîtrise et la beauté de son écriture.

Daisy Johnson :

Daisy Johnson est née en 1990 à Paignton au Royaume-Uni. Elle a publié en 2016 un recueil de nouvelles, Fen, lauréat de nombreux prix littéraires. Elle est la plus jeune auteure à avoir jamais figuré parmi les finalistes du Man Booker Prize pour son premier roman, Tout ce qui nous submerge.

Notre avis :

La beauté de ce livre est qu’il est ouvert à des interprétations variées. 

La nature joue également un rôle. Comme dans beaucoup de romans de cette année, l’environnement est fondamental pour compléter la vision du monde des personnages. 

J’ai aimé lire ce roman. 

La prose de Johnson m’a parfois fait penser à Ali Smith (auteure entre autres de « Comment être double »).

C’est un livre qui se concentre sur les nuances du langage et sur le lien qu’il crée entre les individus. 

C’est un livre profondément enraciné dans la mythologie grecque et les contes des frères Grimm.

C’est un livre atypique et marquant.

La ligne temporelle mêle passé et présent, les limites entre le réel et le fantastique s’effacent de plus en plus au fil des pages et la seule constante est l’écriture sublime qui maintient la cohérence de cet album de famille exceptionnel, premier roman d’une jeune auteure talentueuse ; un récit merveilleusement étrange.

Une phrase du livre qui était reprise aussi par The Guardian dans un article sur cet ouvrage définit à mon avis la vision de l’auteure :

« Il y a plus de débuts que de fins pour les contenir. »

The Guardian compare par ailleurs Daisy Johnson à Iris Murdoch  : « Le résultat me rappelle Iris Murdoch – cette intériorité sans compromis des personnages » écrit le journaliste.

5 cœurs pour ce roman.

❤️❤️❤️❤️❤️

Stock 

Daisy Johnson


Auteur/autrice

  • Cristina Soler

    Fondatrice et directrice du média, critique littéraire et journaliste culturelle pour la presse européenne. Elle conduit depuis plusieurs années un travail d’analyse, de médiation et de transmission autour des livres et de la création contemporaine. Elle est également productrice et corédactrice de l’émission web Fragments.

    SciencesPo, formation continue à l’ENA en communication et mécénat culturel. Ancienne élue locale et responsable politique, en Italie puis en France. Elle a longtemps cru qu’elle changerait le monde par la politique. C’est le monde politique qui a changé.

    Lire, transmettre, conseiller, proposer ce qu’elle aime : c’est ainsi qu’elle agit.

    Elle espère intéresser, faire réfléchir, donner envie d’être libres. Libres d’aimer Pratchett, Proust, Kant et les comics. D’aimer le grec ancien et la langue des Ents, le klingon ou, comme elle, le chant grégorien.

    Elle parle aussi de cinéma, de théâtre, de loisirs, de jeux. De tout ce qui traverse sa vie et de ce qu’elle peut faire aujourd’hui.

    Le livre de sa vie est Wuthering Heights.

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