Où vont les larmes quand elles sèchent – Baptiste Beaulieu – L’Iconoclaste.

Le livre est très personnel et beau.

La porte d’entrée de ces pages donne directement dans un Cabinet médical. Ce cabinet pourrait bien être le vôtre, celui où vous allez pour vous soigner ou bien pour y travailler. Quelque soit votre rôle, soigné ou soignant tel est votre ghetto. Nous sommes forcés de faire avec: les changements, pourtant applicables ,sont difficiles à voir le jour.

L’histoire de ce médecin, le ton neutre utilisé par l’auteur suscitent en moi des souvenirs et une grande attention aux détails si vrais ou au moins si plausibles.

J’imagine que l’exercice, pas seulement de style, de l’auteur, lui même médecin généraliste, n’a pas dû être aisé, ceci n’est pas un documentaire avec de brûlantes révélations sur les difficultés de l’univers médical, il s’agit bien d’un roman, un roman du réel qui sait trouver une vrai place au protagoniste. Jean, est un médecin qui a une empathie lucide envers ses patients, un homme qui choisit le bien. Le mien de médecin, s’appelle Jacques et il a la même capacité à choisir l’humain, il aurait pu également inspirer Baptiste.

Des sourires et des larmes ont accompagné ce texte. Bien écrit et bien décrit.

Cette lecture m’a fait du bien, il s’agit de réfléchir avec un prisme lumineux, bienveillant même dans la lecture de pages où la mort s’invite, bien trop tôt, bien trop stupidement.

Ta phrase, celle qui parle « des 6 minutes » restera longuement dans ma tête, j’ose dire dans mon esprit.

Je ne veux pas vous en dire plus sur le récit,

je vous conseille, pour votre bien de le lire !

Juste une petite remarque pour l’éditeur, j’adore le format, facile à lire et à transporter aussi.

Bravo à l’auteur qui est devenu excellent dans le dosages des ingrédients qui font d’un bon livre un livre remarquable, qui touche. Un livre qui reste.

Le Fort intérieur et la sorcière de l’île Moufle – Stella Benson- Âge d’or Callidor

Bien que l’autrice elle-même dise dans l’introduction que : ceci n’est pas un vrai livre et il n’est pas écrit pour des vrais personnes, mais uniquement pour des rares passionnés de magie.

Je crois me trouver dans la dernière catégorie,

je suis donc une lectrice dans la cible et ce livre est adapté pour moi…

Ce non-vrai livre est si difficile à décrire, on y trouve des parties brillantes, mais si brillantes qu’elles éclipsent le fait que l’autrice semble avoir décidé d’écrire un roman sans jamais le définir comme tel.

Un livre, plein de ces petits moments et phrases étonnants que j’ai parfois copié et envoyé sans arrêt à mes amis.

Un livre d’il y a 100 ans récemment paru dans le Washington Post avec une élogieuse critique

Le texte est complété par une exquise couverture et des sublimes illustrations.

Vive les autrices et les auteurs britanniques !

Dans ce roman nous voyagions vers et dans un univers fantastique et cohérent comme celui de Terry Pratchett.

C’est un livre génial, ce n’est pas ce que l’on attend d’un livre et cela le rend absolument parfait.

Je suis aussi ravie d’avoir découvert cette autrice et je vais sûrement chercher ses autres romans.

Un roman très original, drôle au début, magique au milieu et à vous de découvrir la fin.

Vieux, un Grec ne peut pas l’être – Véronique Boudon-Millot – Les Belles lettre

Le titre est une phrase de Platon et le livre va l’analyser en décryptant le rapport au corps, à la confiance en soi et évidemment à la vieillesse.
Par les textes nous découvrons beaucoup de concepts qui ont, parfois, pris une tournure différente aujourd’hui.
Ce livre, nécessaire et important à notre époque invite à réfléchir.
Pour répondre de façon directe à la question d’une amie : Non ce texte n’est pas chiant, la couverture et même drôle !
Oui tout le monde peut le lire, il sera peut-être plus en résonance, pour celles et ceux qui aiment le Grec ancien et l’histoire, mais il peut être mis dans toutes les mains.
L’autrice a fait un brillant travail de recherche qui permet une divulgation exhaustive et aisée à suivre.
J’ai été très intéressée par l’attention mise à l’envie de vieillir avec grâce et l’impact des soins selon la catégorie sociale occupée.
Aujourd’hui l’accès à une vieillesse sereine et aux soins reste accessible aux riches et niée aux pauvres qui en vrais sont un peu esclaves (voilà c’est fait ! c’est ma manière de manifester pour un meilleur accompagnement pour toutes et tous)
J’ai maintenant envie d’approfondir le rapport des Grecs avec la mort. Il s’agit d’une civilisation qui reconnaît la mortalité, la finitude de la vie.
Revenant à notre livre je vous le conseille que vous soyez jeune ou pas.

Jour Zéro – C. Robert Cargill – Albin Michel Imaginaire

Jour Zéro est l’un de ces livres qui se trouvent dans la lignée des variations autour des Robots d’Asimov sans en reprendre les fameuses lois.
Que se passerait-il si les IA prenant conscience de leur individualité se mettaient à revendiquer des droits.
Est-ce que la biologie à base de carbone est suffisante pour justifier l’esclavage des électroniques ?
Un tigre-nounou en peluche respectant son essence fera le choix de protéger Esra a qui il était affecté alors que le monde part en apocalypse entre Mad-Max et post-Terminator.
Le tout avec un esprit « donjon de Neheulbeuk »
Un livre très divertissant avec quelques réflexions que l’actualité rendent glaçantes comme:
« Le premier jour de la fin du monde a commencé tout à fait normalement »

Les Aventures de Perkin Warbeck – Mary Shelley – Classiques Garnier

Il est des textes si populaires et mondial connus qu’ils éclipsent l’auteur et ses autres œuvres.

C’est aussi vrai au cinéma avec un personnage qui prime sur les autres rôles

Frankenstein (1818), a occulté la lumière de plusieurs essais et nouvelles publiés par Mary Shelley et parfois sa propre créatrice, écrivaine pourtant prolifique avec la production de six romans qui parurent à la suite de son chef-d’œuvre, entre 1819 et 1837.

Il a fallu attendre très longtemps pour voir traduit en français « The Fortunes of Perkin Warbeck, a Romance » (1830).

Si le nom de Perkin Warbeck peut sembler issu de la fantaisie, il se réfère en réalité à un personnage historique, qui chercha à conquérir le trône d’Angleterre à la fin du XVe siècle, au lendemain de la bataille de Bosworth, par laquelle la guerre des Deux-Roses s’acheva au profit de la maison de Lancastre.

Perkin Warbeck prétendait en effet être Richard d’York, fils d’Édouard IV, jeune prince dont on avait perdu la trace dans la Tour de Londres et qui faisait son retour quelques années plus tard, sous un nom d’emprunt, pour réclamer la couronne dont il avait été dépossédé.

Soutenu par d’influents alliés, il fit peser sur le souverain Henri VII une menace certaine : son entreprise se solda par son emprisonnement et son exécution en l’an 1499.

Mais alors que la plupart des historiens l’ont toujours considéré comme un imposteur, Mary Shelley voyait dans le jeune prétendant au sort funeste le véritable Richard d’York, héritier légitime du trône d’Angleterre, « le dernier bouton de la Rose Blanche déracinée ».

Malgré quelque licence littéraire, Mary Shelley apparaît comme très documenté sur le fait et là période, même si elle ne relate pas, elle la décrit.

Roman historique, ténébreux, gothique et romantique, Perkin Warbeck dépeint un être ambivalent, chevaleresque et dangereux : Perkin/Richard n’est pas, comme Victor Frankenstein, un Prométhée moderne, mais il brûle d’une passion dévorante qui fera sa fortune avant de répandre le peine et malheur sur lui et ses proches. Si ce roman n’est pas le plus connu de Mary Shelley, ses qualités, méritent de toucher un plus large public et de compléter la lecture des textes de l’autrice, toujours capable de transmettre la noirceur mais toujours traversée de vibrants éclats de lumière.

Mary Shelley utilise ses récits historique pour s’interroger sur les institutions établies. Elle oppose souvent l’avidité de pouvoir du protagoniste masculin à une alternative féminine.

Dans Perkin Warbeck, Lady Gordon représente les valeurs de l’amitié, de l’égalité et des vertus familiales. À travers elle, Mary Shelley offre une alternative féminine à la politique masculine fondée sur la force qui détruit les personnages masculins. Le roman propose un récit historique avec un point de vu plus large qui remet en cause

Les écrits de Mary Shelley sont toujours raffinés, avec le souci de se rattacher à la tradition des romans gothiques de son époque.

L’édition des Classiques Garnier est comme d’habitude, riche et essentielle pour mieux aborder des œuvres méconnues.

Quelques anecdotes, des éditions originales sont visibles à Londres, pour les acheter par contre, il faut prévoir une somme conséquente.

Pour les joueurs ou les fans de ASSASSIN’S CREED, pas de surprises, un certain Perkin Warbeck apparaît dans le jeu.

Ne ratez pas ce roman bien écrit et bien traduit, palpitant et séduisant.

Si vous avez besoin de vanter votre esprit Geek souvenez-vous vous d’Assassin’s creed,..

Un roman à découvrir et à aimer.

Lionel Langlais

Il s’appelle Lionel Langlais et il chante bien en français.

J’ai cette fois découvert une voix et des paroles en chanson et, j’en suis ravie. La musique, toutes les musiques ont toujours fait partir de ma vie, j’adore lire en écoutant de la musique.

Découvrir, un musicien, un chanteur est toujours une émotion, c’est une nouvelle voix qui nous accompagnera.

J’ai écouté 2 chansons de Langlois, Rue Vieille du Temple, est ma préférée. Il y a un feeling qui passe. 2 singles sont déjà disponibles mais la présentation de l’album.le se fera le 2 Novembre à 20h aux 3 Baudets.

Si comme moi, vous aimez lire en musique et découvrir des nouveaux talents pas que littéraires, les singles sont déjà disponibles sur toutes les principales plateformes.

Victor Hugo a dit “La musique c’est du bruit qui pense”. Alors pensons à la musique et découvrons ensemble des nouvelles chansons !

Frida Kahlo et les couleurs de la vie- Caroline Bernard – Fleuve

Les biographies romancées pour me plaire doivent parfaitement répondre à leur genre, pas trop de l’un, pas assez de l’autre.

Ce texte de Caroline Bernard sait trouver le parfait dosage, pour m’entraîner dans le roman en décrivant l’histoire, bien fidèle à la vie de Frida. Ce qui n’est pas vrai est vraisemblable.

Frida Kahlo a une infinité de facettes qui se retrouvent toutes dans ce récit.

La peintre révolutionnaire subjuguée par Diego Rivera révèle ses amitiés, ses faiblesses et ses forces.

Échecs et accidents de la vie sont abordées avec une vitalité hors paire.

Les douleurs incessantes et l’incapacité de bouger, même la tête, me parlent et me relient à mon histoire.

A cette vie qui te propose beaucoup de choses, de possibilités, pour d’un seul coup les rendre impossibles.

Sa consolation et son arme ont été le dessin et la peinture.

Celle qui fut admirée par Breton et aimée par Léon Trotsky, montre son amour inné pour la vie et cette biographie romancée ce lit avec un très très grand plaisir.

Se faire bercer par les mots, nager dans une autre époque et imaginer l’envie de justice de l’autrice, sont les cadeau que Caroline Bernard nous laisse.

♥️♥️♥️♥️♥️ Un livre à lire absolument !