1769 La Corse à la naissance de Napoléon Bonaparte / Olivesi Jean-Marc /  Éditions Albiana

 

Ce livre, l’aghju vintu, je l’ai gagné ! À un concours organisé par l’éditeur !

Oh joie énorme joie ! cette publication je voulais vraiment la lire.

J’ai une grande passion pour l’époque pré Napoléonienne et pour celle de l’Empire.

(Et pour Napoléon Bonaparte, alors que mon mari lui préfère Talleyrand)

Cette édition est belle pour la forme et pour le contenu riche et captivant.

Les photos sont d’excellente qualité, et ont sur moi l’effet de vouloir emprunter, tous les meubles et objets de décoration de la maison des Bonaparte en Corse à Ajaccio. Mention particulière pour la coiffeuse.

Moment de rêve aussi la découverte des usages, des protagonistes corses de l’époque et des ancêtres de Napoléon. Je suis en train de lire une biographie de Charles Bonaparte mais les informations de ce livre sont assez détaillées et sont idéales pour parfaire ses connaissances historique sur le Bonaparte qui a eu une véritable importance sur la formation de ses enfants et donc de Napoléon.

Lecture super intéressante et agréable. Une plongée en Corse et dans l’atmosphère Corse.

J’aurais aimé que les scénaristes du récent film sur Napoléon lisent des livres comme celui-ci et montrent davantage la famille et l’île, deux piliers importants. En vérité pour faire déjà légèrement mieux un simple manuel scolaire d’histoire aurait été suffisant

Finalement il s’agissait d’un film inspiré par l’histoire de Napoléon et pas un film sur Napoléon.

Dans ce livre, le titre n’est pas trompeur, il s’agit bien de la vaste histoire La Corse à la naissance de Napoléon Bonaparte. Traitée avec une belle capacité de transmission.

J’ai vu dans le site de l’ éditeur qu’il existe une collection de livres du même format et je veux absolument lire Napoléonien et l’Antiquité.

Je vous conseille cet ouvrage, qui m’a extrêmement plu, mais aussi de découvrir la Maison d’Edition Albiana, éditeur en Méditerranée. 

Créée en 1983, la maison d’édition Albiana présente aujourd’hui un catalogue riche de plus de trois cents titres, le plus fourni de toutes les éditions insulaires.  

Résolument régionaliste et généraliste, Albiana est tournée vers le monde. Moi je les aimes beaucoup.

Crack Word I Le jeu

But du jeu : faire des mots avec une majorité de lettres de sa couleur, tout en empêchant ses adversaires d’y parvenir

Un jeu avec les mots très drôle et qui se joue à partir de 2 joueurs.

Après un nombre incalculable de parties, je peux dire en connaissance de cause que c’est plus amusant que les jeux traditionnels de même type.

Je le conseille pour passer des moments agréables et réviser la belle orthographe de la langue française !

Entre 2 lectures, après un dîner en famille j’ai pris l’habitude de faire une petite partie, d’ailleurs pour varier les émotions nous avons joué également une partie en anglais !

Dé-Mots – Florence Lebouteux

@de.mots_jeu  est un jeu super ! 

J’ai gagné ma première partie et je tiens à préciser que mes adversaires n’avaient pas 3 ans …

Nous étions 4, 3 adultes et un enfant de 10 ans.

Nous sommes tous séduits, ce jeu est une porte d’entrée à l’Oulipo, et à l’écriture avec une contrainte à respecter, rien de mieux pour découvrir les futurs Calvino ! 

Demain on refait une partie ou deux …

Au bord de l’infini. Suivi de Dialogue avec Rothko Le Passeur Éditeur

Carolyn Carlson, est danseuse, chorégraphe, ainsi que poète et calligraphe franco-américaine.

Grande figure de la Nouvelle danse française.

Mark Rothko est un est un grand peintre américain. Classé parmi les représentants de l’expressionnisme abstrait américain, Rothko refusait cette catégorisation jugée « aliénante ».

Deux icônes figurent dans le titre de cet ouvrage.

J’ai passé un moment extraordinaire en lisant les poèmes, dans cette édition bilingue.

Carolyn Carlson dance avec les mots, flirte avec les lignes dans des dessins de l’essence de ses paroles

Les poèmes sont flottants, tous les sens sont interpellés dans ce voyage poétique que l’autrice exprime avec l’élégance d’une danseuse.

Si la danse est poésie, nous lisons des poésie qui dansent.

Les mots sont physiques, expression d’un regard sur les éléments et sur le mouvement.

J’aime ces poèmes, j’ai vécu en lisant les pages de ce livre une véritable expérience poétique et sensorielle.

Le dialogue avec Rothko est une pure merveille,

Les mots fluides glissent pour répondre aux images du peintre en esquissant le jeu d’un échange d’Artiste à Artiste.

Si vous aimez la poésie contemporaine, ce livre est pour vous, à lire aussi pour une découverte.

Si vous appréciez Rothko ce livre est indispensable.

Vous vivrez dans tous les cas une très belle expérience artistique.

Le Cousin – Michèle Aubrière – Éditions des femmes

Un premier livre de Michèle Aubrière qu’elle utilise pour écrire un message de façon digne, sensible et forte.

L’histoire d’une famille, une histoire de famille pour parler d’inceste.

La protagoniste est Camille elle habite Paris, près de la Salpêtriere, dans les années 50.

Une famille aimante et stable qui vit le drame de la perte d’un enfant. La Leucémie a emporté la jeune vie du frère ainé.

Malheureusement ne pas accepter et voiler en partie un drame ne le fait pas disparaître, cela l’amplifie, le déforme et le rend obsessionnel. La mère de Camille n’ose pas dire à sa fille que son frère est mort et elle dissimule le fait. Sa mère sans échappatoire possible se réfugie dans un dépression assommante.

Le silence ouaté et la vie anesthésiée de la famille se réveillent suite à l’arrivée d’un cousin qui vient de la campagne.

Il a la fonction de remplir le vide et tout le monde se montre affable et prêt à lui montrer « la Ville ».

Camille est très contente de son nouveau compagnon de route.

Sa famille introduit l’agresseur, l’oppresseur, l’être amical qui devient épouvantable.

Le décor est placé, la personnalité des unes et des autres esquissée par l’autrice. De la suite je ne ferai aucun résumé, juste mon opinion. Parler de viol , d’emprise et de maltraitances physiques et psychologiques est encore aujourd’hui difficile mais l’Inceste est carrément tabou, car les actions de l’agresseur entrent dans l’intimité des liens familiaux, de la confiance aveugle et trop souvent de vies brisées pour toujours.

Trop dur d’en parler, toute la famille est jugée donc le silence reste une option.

Le silence n’est pas un option pour oublier ni pour guérir et le linge sale de la maison reste taché.

L’autrice, qui a choisi la forme du roman pour donner la voix de Camille à des souvenirs, nous fait comprendre la subreptice brutalité qui se cache parfois, derrière un visage amicale.

J’ai voulu lire ce livre qui tout simplement, jamais banalement, raconte l’histoire et les conséquences d’un inceste.

L’autrice est une excellente écrivaine et on soupçonne, un long travail d’analyste pour avoir acquis une telle capacité de raconter l’indescriptible, sans détours.

À lire absolument, une histoire dévoilée avec des mots sensibles et appropriés pour un très très beau roman.

À ne pas manquer aussi pour apprendre à lutter contre le silence et l’indifférence.

L’odeur d’un homme – Fatma Bouvet De La Maisonneuve – Les éditions au pont 9

Fatma Bouvet De La Maisonneuve est une autrice forte et combative qui traduit ses savoirs et son imagination dans les pages de ce roman.

Fatma est une femme engagée, psychiatre reconnue et romancière accomplie avec ce deuxième roman.

Original et agréable à lire, il m’a fait penser à la tapisserie La Dame à la Licorne et en particulier à l’Odorat et À mon seul désir.

La protagoniste vit des émotions olfactives tantôt associés à des événements positifs, tantôt à la routine, comme des parfums à la mode ressentis comme vulgaires.

Dans la construction des personnages et des situations nous retrouvons l’analyse précise et juste de l’autrice-psychiatre.

Une trentenaire d’origine tunisienne à la peu claire, expatrié en Suisse vit avec tous les conforts et trouve inadaptées les réactions d’un groupe de compatriotes aux événements de 2011 qui ont mis fin à la dictature de Ben Ali, ils ont des parfums qui dénotent l’hypocrisie.

Ce n’est que le départ pour commencer à situer le futur décor de la Tunisie.

La vie stéréotypée d’Inès éclate sous le soleil tunisien, un choc olfactif et politique opère.

L’odeur du changement et de l’engagement se présentent et l’amour d’un homme les rends concrets.

Ce roman est un vrai coup de foudre pour toute la famille ici, grâce également à la présence de l’amour pour la Tunisie qui s’exprime grâce à une ode au patrimoine archéologique, emblématique de la richesse historique et culturelle de la Tunisie.

Je connais Fatma Bouvet De La Maisonneuve, dans le cadre de ses activités citoyennes, depuis des années et c’est toujours un plaisir de suivre ses interventions dans les Médias.

Je ne peux que la féliciter pour ce roman au parfum de liberté.

François Villon, Marcel Schwob, Éditions Allia

Commençons par l’auteur, mort en 1905, dans sa vie : il se passionne pour la linguistique et notamment l’argot pour le langage des Coquillards utilisé par François Villon ans ses balades qui utilisent un jargon particulier, contrairement à l’opinion répandue à l’époque (et qui avait été celle qu’avait développée Hugo notamment dans Les misérables) , Schwob considère que l’argot n’est pas une langue qui se crée spontanément, mais qu’il est en réalité un langage artificiel et codé. Schwob suit les cours de Ferdinand de Saussure à l’École des Hautes Études.

Ce petit livre des éditions Allia est passionnant et porte un véritable éclairage sur le langage cryptique et unique de François Villon, une étude aussi sur les dates des actes présumés du Poète.

J’ai toujours été très sensible aux balades, ces textes de Villon, qui pour être légèrement compris ont besoin de contexte et connaissance de l’auteur.

Je connaissais peu et mal avant cette lecture, cette bande de vilains Compagnons de la Coquille qui auraient eu, d’après l’auteur du livre, un impact important dans le choix de mots du jargon de Villon.

François de Montcorbier dit Villon, né en 1431 à Paris et disparu en 1463, est le poète français le plus connu de la fin du Moyen Âge. C’est beau de plonger dans une époque, pleine de contrastes.

Villon était Écolier de l’Université, maître de la faculté des Arts dès 21 ans, il a d’abord mené une vie d’étudiant indiscipliné au Quartier Latin. À 24 ans, il tue un prêtre dans une rixe et s’enfuit de Paris. Amnistié, il doit de nouveau s’exiler un an plus tard après le cambriolage du collège de Navarre. Accueilli à la cour de Charles d’Orléans, le prince-poète, à Blois, il échoue à y faire carrière. Il mène alors une vie errante et misérable sur les routes. Emprisonné à Meung-sur-Loire, libéré à l’avènement de Louis XI, il revient à Paris après six ans d’absence. De nouveau arrêté dans une rixe, il est condamné à être pendu. Après appel, le Parlement casse le jugement et le bannit pour dix ans de la ville. Il a 31 ans. On perd alors totalement sa trace. Villon connaît une célébrité immédiate.

J’ai adoré lire une analyse de la conduite et de la langue de Francois Villon.

Un livre que je vous conseille même si La balade des pendus vous est inconnue Marcel Schwob est une porte d’entrée à la « légende Villon » !

Rome, cité universelle – P Faure/ N Tran / C Virlouvet – Belin

L’empire romain est à la source de notre civilisation.

Je me demande même s’il y a une année sans un film, une série tv ou une BD qui ne s’y déroule.

De Shakespeare a Ridley Scott, il continue d’enflammer les imaginations.

Cette bible contient tout ce qui permet de comprendre la pierre d’angle de notre culture.

De -70 a 212 après JC, tous les éléments de la culture romaine sont abordés : historiques, politiques, socio-économiques, culturels.

Ce livre devrait être dans toute bibliothèque tant il est complet.

Et pourtant il est si accessible qu’il se lit comme un roman, et si magnifiquement illustré que c’est juste un régal que de le parcourir et de picorer entre les pages à la relecture.

Les « romanistes » diront que c’est le complément indispensable à Suetone, je pense qu’il est encore plus nécessaire a celui qui se prépare aux vestiges de l’empire dans tout le pourtour méditerranéen avec le guide du routard.

Elixir – Kapka Kassabova – Éditions Marchialy

Écrivaine éclectique, poétique avec une propension à la spiritualité, Kapka Kassabova nous surprend toujours par la puissance de ses mots et de ses réflexions sur notre monde moderne. Kapka Kassabova est née en 1973 à Sofia, en Bulgarie. Elle quitte son pays natal avec sa famille à la fin de la guerre froide pour la Nouvelle-Zélande. Elle y reste une dizaine d’années et y étudie la littérature française, russe et anglaise. En 2005, elle choisit de s’installer en Écosse. Elle est autrice de plusieurs recueils de poésie, romans et récits. Sa langue maternelle est le bulgare.

Dans Lisière, son premier roman, que j’avais adoré et que j’ai lu deux fois pour mieux absorber l’atmosphère de ses pages de son pays.

Les frontières et leur violence sont le thème de prédilection du livre. Une problématique qui me touche beaucoup aussi, ma vision étant « Our true nationality is mankind » H. G. Wells.

Notre vrai nationalité est l’humanité.

L’attente pour Élixir était donc très forte.

J’aime beaucoup l’idée de voyager dans le monde des 742 plantes médicinales qui poussent dans la vallée de la montagne bulgare à l’écosystème préservé que l’autrice explore.

Élixir est un livre magique, doux et prenant, une cure immédiate contre la monotonie et la grisaille ambiante.

4 chapitres dédiés au éléments : Terre, Air, Eau, Feu, aident à classer l’immersion dans l’alchimie des plantes médicinales.

Nous ne sommes pas dans du développement personnel, mais plutôt dans la découverte que la terre, la planète nous donne tellement de choses magnifiques et enchantées.

Kapka Kassabova nous fait rencontrer les dernières personnes détentrices de connaissances et pratiqués ancestrales.

Cet hymne à la nature passée et encore présente est lumineux. Nous apprenons aussi l’usage de certaines plantes pas trop habituelles.

J’aime tellement le regard que cette poétesse porte sur les cueilleuses, j’ai la sensation de voir les couleurs et sentir les odeurs de ces plantes bénéfiques et parfois guérisseuses.

Tout en lisant, hier je regardais, la série Yellowstone, avec Kevin Coster, également une ode à la nature et un étrange regard sur la nature des hommes. Les scénaristes font dire au protagoniste, « dans cette eau nos ancêtres se baignaient, il y a des milliers d’années, pour guérir et on nous a tout donné, dans la nature pour nous soigner » J’ai juste envie de dire ce n’est pas faux.

Dans ce livre nous rencontrons aussi la dure vie dans les Balkans.

L’autrice a un immense talent, un vrai savoir en médecines alternatives, la Chinoise aussi, et surtout une grande sensibilité et amour pour le vivant.

Merci de ce cri d’amour pour la nature.

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Jean Zay, L’homme complet – Theatre Essaïon – Paris

Jean Zay, L’homme complet

Jean Zay, né le 6 août 1904[à Orléans et mort assassiné par la Milice le 20 juin 1944 à Molles (Allier), est un avocat et homme politique Il est sous-secrétaire d’État à la présidence du Conseil, ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts, député et conseiller général du Loiret.

Pendant ses quarante-quatre mois au gouvernement, Jean Zay institue, au titre de l’Éducation nationale : les trois degrés d’enseignement, l’unification des programmes, la prolongation de l’obligation scolaire à quatorze ans, les classes d’orientation, les activités dirigées, les enseignements interdisciplinaires, la reconnaissance de l’apprentissage, le sport à l’école, les œuvres universitaires; et au titre des Beaux-Arts : le CNRS, le Musée national des arts et traditions populaires, le Musée d’Art moderne, la Réunion des théâtres lyriques nationaux, le festival de Cannes.

Les cendres de Jean Zay sont transférées au Panthéon le 27 mai 2015.

Cette pièce/spectacle nous parle et fait découvrir ce personnage et ses apports.

La tâche n’est pas évidente et pourtant

Xavier Béja est impressionnant dans ce rôle.

La mise en scène équilibrée et sobre s’adapte parfaitement, des archives et vidéo illustrent le parcours de Jean Zay. L’ambiance musicale accompagne le texte et les apports en photo et vidéo !

De la conception oui de l’ennuie jamais ! Nous sommes spectateurs d’une leçon politique d’émancipation et d’humanité, de vie d’un homme qui n’a jamais baissé les bras.

Pièce crée à partir des écrits de Jean Zay et d’images d’archives, Xavier Béja incarne avec passion cet intellectuel complet.

Je vous conseille de découvrir ce spectacle sensible et émotionnant !