Le Complexe de la Sorcière

Mot de l’éditeur :

«  Les histoires que je lis sont celles de femmes accusées d’avoir passé un pacte avec le diable parce qu’un veau est tombé malade. Les histoires que je lis sont celles de femmes qui soignent alors qu’elles n’ont pas le droit d’exercer la médecine, celles de femmes soupçonnées de faire tomber la grêle ou de recracher une hostie à la sortie de la messe. Et moi, je revois le cartable que m’a acheté ma mère pour la rentrée de sixième, un beau cartable en cuir, alors que j’aurais voulu l’un de ces sacs en toile que les autres gosses portent sur une seule épaule, avec une désinvolture dont il me semble déjà que je ne serai jamais capable. Je revois mon père tenant ma mère par la taille un soir d’été, je le revois nous dire, à mon frère et à moi, ce soir, c’est le quatorze juillet, ça vous dirait d’aller voir le feu d’artifice  ? Cette contraction du temps qui se met à résonner, cet afflux de souvenirs que j’avais d’abord pris pour un phénomène passager, non seulement ne s’arrête pas, mais est en train de s’amplifier.  » 

En trois siècles, en Europe, plusieurs dizaines de milliers de femmes ont été accusées, emprisonnées ou exécutées. C’est l’empreinte psychique des chasses aux sorcières, et avec elle, celle des secrets de famille, que l’auteure explore dans ce roman envoûtant sur la transmission et nos souvenirs impensables, magiques, enfouis. 

«  Roman-enquête dans l’histoire et l’imagerie de la sorcellerie, récit intime d’une adolescence douloureuse. Le complexe de la sorcière se révèle d’une grande finesse.  » Transfuge 

«  Ce livre est foisonnant et passionnant. Je mets au défi chaque lectrice et lecteur de ne pas être profondément bouleversé par ce texte.  » Psychologies Magazine

Biographie de l’auteur :

Isabelle Sorente a publié plusieurs romans remarqués dont 180 jours et La Faille, qui ont reçu un très bel accueil du public. Elle tient une chronique sur France Inter et dans Philosophie Magazine. 

Notre avis :

« Tremate, tremate, le streghe son tornate » (« tremblez, tremblez, les sorcières sont de retour »)…  Dans les années 70, les féministes italiennes s’étaient emparées de la figure de la sorcière pour créer un symbole subversif de la révolte des femmes.

L’essai de Mona Chollet « Sorcières La puissance invaincue des femmes » (La Découverte 2018) a eu le succès mérité et je vous conseille de le lire avant ou après le livre d’Isabelle Sorente.

Le Complexe de la Sorcière est un roman mais aussi une quête et une enquête à la recherche de la sorcière chassée, persécutée, tuée et de l’impact de ce phénomène sur les générations qui ont suivi.

Le point de départ est la vision d’une sorcière devant ses juges, la protagoniste commence des recherches historiques et à accumule les ouvrages sur la question.

Une introspection profonde commence en parallèle, l’histoire d’une femme, d’une famille, d’un groupe d’amies se dessine, une analysée juste pour mieux comprendre les secrets et tabous qui brident les femmes.

Un roman qui alterne l’universel et le particulier, qui nous parle des inquisiteurs du passé et des bûchers mais également des inquisiteurs modernes et de l’harcèlement qui brûle de l’intérieur.

Un livre passionnant à la lecture fluide.

Un texte envoûtant qui invite à la réflexion.

❤️❤️❤️❤️❤️

JC Lattès 

Isabelle Sorente
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Conseil de lecture
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Auteur/autrice

  • Cristina Soler

    Fondatrice et directrice du média, critique littéraire et journaliste culturelle pour la presse européenne. Elle conduit depuis plusieurs années un travail d’analyse, de médiation et de transmission autour des livres et de la création contemporaine. Elle est également productrice et corédactrice de l’émission web Fragments.

    SciencesPo, formation continue à l’ENA en communication et mécénat culturel. Ancienne élue locale et responsable politique, en Italie puis en France. Elle a longtemps cru qu’elle changerait le monde par la politique. C’est le monde politique qui a changé.

    Lire, transmettre, conseiller, proposer ce qu’elle aime : c’est ainsi qu’elle agit.

    Elle espère intéresser, faire réfléchir, donner envie d’être libres. Libres d’aimer Pratchett, Proust, Kant et les comics. D’aimer le grec ancien et la langue des Ents, le klingon ou, comme elle, le chant grégorien.

    Elle parle aussi de cinéma, de théâtre, de loisirs, de jeux. De tout ce qui traverse sa vie et de ce qu’elle peut faire aujourd’hui.

    Le livre de sa vie est Wuthering Heights.

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