Si je recommande la lecture de Joseph dans la nuit d’Olivier Grondeau (L’Iconoclaste), c’est parce que c’est l’un des livres les plus beaux que j’ai

Robin Josserand remonte le temps à travers les échos fantômes de son arrière-grand-mère Mireille. Elle fut résistante, déportée, romancière – et méchante. Il tisse son trait brut, profond, entre les lignes de la petite et de la grand histoire. Sans affect, mais avec affection. Lâchant le sexe, mais restant au plus près de la mort. Et donc de leur pont secret : le spectre de la culpabilité. Une déposition poétique de haute tenue.

Le salon Lisons Libres ! se tiendra du 18 au 20 septembre 2026. 48 Rue Vieille du Temple, 75004 Paris. L’entrée est libre.
Le Prix Hors Concours animera la table ronde « Petites maisons, Grands Succès », Samedi 19 septembre à 15h

Quelques extraits de notre discussion sur JE de Lilia Hassaine, pour donner envie de rejoindre @HorizonetInfini les dimanches à 19h

François Bégaudeau démonte le mépris, un mot devenu une arme à tout faire : le porte-parole du Rassemblement national dénonce le mépris des élites envers le peuple, la gauche dénonce le mépris de classe (et elle a raison elle …), chacun se pose en victime du même sentiment. Bégaudeau refuse ce confort. Il rappelle que se dire méprisé n’a jamais suffi à avoir raison, et que ce réflexe, brandi par tous les bords à la fois, finit par masquer les rapports de classe plutôt que les éclairer. C’est la continuité directe de Deux singes ou ma vie politique : une pensée de gauche qui refuse de se raconter des histoires sur elle-même.
Le comédien prête son corps et sa voix à Narcisse Amglio Pelletier, enfant de la côte du Poitou vendéen, fuyant un matin la violence de son père à bord d’un bateau, abandonné blessé par un équipage sur la côte de la péninsule du Cap York après un naufrage. Trouvé et soigné par les femmes d’un clan aborigène