
Au cimetière de Passy repose, sous une chapelle aux vitraux violets, la poétesse Renée Vivien, dont nous célébrerons en janvier prochain le cent cinquantième anniversaire. Dans un court documentaire partagé sur Instagram, Obscuriosity nous parle de celle qui dort sous la pierre. Un parfait résumé, efficace, sourcé.
Ici, le lien vidéo : https://www.instagram.com/obscuriosity_/reel/DbqiQqEIsdq/
Ce documentaire vous invite à découvrir l’œuvre de Renée Vivien, sa personnalité, sa chapelle édifiée par sa dernière compagne et mécène, Hélène, baronne van Zuylen, née Rothschild, mais également à découvrir l’une de ses autres amantes, Natalie Clifford Barney, qui repose à quelques pas en ce même cimetière de Passy, parmi d’autres célébrités, figures de la Belle Epoque, des arts et lettres.


Le pseudonyme d’Obscuriosity est celui de Manon Hoarau, médiatrice culturelle de profession. Taphophile, bibliophile et collectionneuse éclairée, créatrice de curiosités, elle aborde l’histoire par l’angle intime, s’intéresse aux croyances, aux spirites du XIXe siècle, aux destinées atypiques. En 2019, son enquête sur la descendance d’un poilu, Joseph Avignon, dont les lettres du front furent acquises auprès d’un brocanteur toulousain, intéressa la presse nationale1. Cette recherche entraîna Manon Hoarau à réaliser un documentaire2 avec Théo Carmin, c’est-à-dire Mehdi M’Hamdi de la chaine YouTube SYLART. C’est avec lui que Manon Hoarau a co-écrit France obscure : Affaires paranormales et extraordinaires, publié chez Omake books.
Sur la page Instagram obscuriosity_, Manon Hoarau nous conduit, avec érudition et humour, à travers la littérature, les égéries, les inspiratrices, les spirites que les célébrités consultaient. Elle nous guide dans les cimetières qu’ils soient à Paris, à Istanbul, ou dans la banlieue de Londres, mais surtout elle nous mène à la rencontrer de femmes d’exception que des siècles de domination masculine ont fait oublier. Des femmes sans qui des hommes n’auraient connu ni la célébrité ni la réussite sociale. Des femmes sans qui des hommes n’auraient pas fait de grandes choses. Manon Hoarau nous démontre qu’il n’est plus temps de « chercher la femme », mais qu’il est temps de « retrouver les femmes ».
1 https://www.lefigaro.fr/culture/les-lettres-d-un-poilu-restituees-a-sa-famille-103-ans-plus-tard-20191214