
Si je recommande la lecture de Joseph dans la nuit d’Olivier Grondeau (L’Iconoclaste), c’est parce que c’est l’un des livres les plus beaux que j’ai eu la joie de découvrir ces dernières années. C’est le récit de ses premiers mois d’otage de la République Islamique d’Iran. À ce titre, c’est très sombre, mais la personnalité et l’écriture d’Olivier Grondeau, son humanité — dans le sens le plus fort et vrai du terme —, illuminent le texte. Olivier a écrit ici un important texte de littérature, à la fois littérature carcérale, mais aussi littérature de l’introspection, du mysticisme, de la poésie, de la politique, en convoquant son monde à lui, composé aussi bien du Seigneur des Anneaux et de la poésie persane, de Britney Spears, Barabara ou Gérard de Nerval.

Parce qu’il est un beau texte d’humanité, il dépasse, de très loin, tous les discours qu’on pourrait tenir dessus, toutes les réceptions droitardes, islamophobes, racistes, qu’on pourrait en faire.
Car c’est un magnifique livre-planète dans une cellule, un étrange et sidérant cadeau qu’Olivier Grondeau nous fait en nous invitant à lire son expérience.