
À Tel-Aviv, Ariel et Alaa sont voisins et amis. L’un est un journaliste israélien, l’autre, un cameraman palestinien, hanté par le souvenir de sa grand-mère qui vient de mourir. Un matin, Israël se réveille abasourdi : par on ne sait quel tour de magie, tous les Palestiniens ont disparu.
Plus d’ouvriers, de serveurs, de prisonniers… Le pays est à l’arrêt.
Alors que le gouvernement se demande si cette disparition représente un danger, Ariel pénètre dans l’appartement d’Alaa et découvre le journal dans lequel celui-ci livre ses chagrins et déplore l’invisibilisation de son peuple, de sa culture aussi.
Les voix des deux amis se répondent en une mélopée lancinante, nostalgique et quasi biblique face au mystère de l’absence et du renoncement. Des voix si désarmantes qu’elles incitent à la paix et à la réconciliation. Ici, on est au cœur des drames humains : un père suicidé, une ville encerclée, dénaturée.
En toile de fond, la Nakba, cet exode palestinien en 1948. Le second roman envoûtant d’une autrice talentueuse, traduit en 12 langues.
Traduit de l’arabe (Palestine) par Leïla Tahir.